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Friday, 04 March 2005
Benoît Parnaudeau, 10ème du Vendée Globe 2005
Classement de 15h00 TU (16h00 heure française)
11. Anne Liardet (Roxy) à 558 milles de l’arrivée
12. Raphaël Dinelli (Akena Vérandas) à 763,5 milles du 11e
13. Karen Leibovici (Benefic) à 1077,6 milles du 11e
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Dix concurrents arrivés, trois encore en mer, sept abandons
Benoît Parnaudeau (Max Havelaar/Best Western) est arrivé hier, le 3 mars à 14 heures 08 minutes et 54 secondes heures françaises après 116 jours 01 heures 06 minutes et 54 secondes
Le skipper Rochelais Benoît Parnaudeau (Max Havelaar/Best Western) est le 10ème concurrent à en terminer avec cette 5ème édition du Vendée Globe, course à la voile en solitaire sans escale et sans assistance. Benoît aura accompli sa circumnavigation en 116 jours, 01 heure et 06 minutes 54 secondes. Une performance tout à fait convaincante pour ce Franco Canadien de 32 ans qui s’élançait le 7 novembre dernier à la barre d’un solide et respectable monocoque de 60 pieds lancé il y a près de 15 ans (ex DDP/60ème Sud). Préparateur reconnu, constructeur de bateau et navigateur affirmé, notamment en Mini 6,50, Benoît est allé au bout de son pari, celui d’effectuer en course un tour du monde à la voile, mais en portant avec intelligence et un style certain ses valeurs et ses convictions, celles d’un nautisme respectueux de l’environnement et du commerce équitable. Une aventure et un engagement qu’il a su, avec humour et sensibilité partager à chaque instant.
Une navigation maîtrisée :
Parti prudemment, Benoît Parnaudeau a choisi de profiter pleinement d’une descente de l’Atlantique idyllique. Attentif au bateau, soucieux d’en apprendre toujours et encore les moindres réactions, il rejoint les grandes latitudes sud sans donner l’impression de porter intérêt au classement général. L’entrée dans les 40èmes sonne l’heure du réveil du compétiteur Parnaudeau. En pleine confiance avec son bateau, Benoît s’applique à trouver les trajectoires les plus courtes et les plus rapides. Il compose avec une insolente réussite avec glaces et centres dépressionnaires sur une route très sud qui étonne les observateurs. Alors que casses et abandons frappent indistinctement ses adversaires, Benoît progresse sans jamais déplorer d’avaries sérieuses, preuve des qualités sans faille de ce préparateur hors pair.
Un Vendée Globe taille « humaine » :
On ne peut faire un tour du monde sans s’engager entièrement, sans donner sa vision de ce monde dont on fait le tour, sans s’exprimer sur la planète. Pour certains, le tour ne fut que technique, constitué de latitudes et de longitudes, de degrés et d’adonnantes. Pour d’autres il fut un émerveillement devant les richesses de la nature et un dépassement de soi. Pour Benoît, il fut une analyse permanente des relations humaines, basée sur la géographie. « Nous sommes au large du Brésil, et voilà ce qu’il s’y passe… » Le tout au service d’une certaine idée des relations humaines. Comme le dit la « Déclaration des Droits de l’Homme », texte qui a fait le tour du monde de Benoît, les hommes sont libres et égaux. Ils doivent donc entretenir des relations dans lesquelles chaque individu est respecté et à la possibilité de vivre de façon harmonieuse. La défense du commerce équitable a donc trouvé tout naturellement sa place dans l’univers du Vendée Globe de Benoît.
Plus que trois…
Anne Liardet (Roxy), Raphaël Dinelli (Akena Verandas) et Karen Leibovici (Benefic) restent les trois derniers concurrents encore en mer. Anne est à moins de 560 milles de l’arrivée et pourrait se présenter dimanche dans le chenal du port des Sables d’Olonne. Raphaël Dinelli est entré cette nuit dans le cœur de la dépression qu’il cherchait à contourner ; « c’était Verdun ! » raconte t’il, au point d’affaler sa grand voile pour ne plus garder que le tourmentin à l’avant et se mettre en fuite à la recherche d’une mer mieux pavée et moins casse bateau.
Mer formée et cap incertain pour Karen Leibovici. La jeune femme qui souffre terriblement depuis des semaines de son dos opéré l’été dernier a connu une nouvelle nuit éprouvante, dans un vent soufflant entre 35 et 40 nœuds et sur un bateau malmené par la houle. « J’ai préféré rester allongée car la douleur était insupportable ». Karen Courage, à 1 635,6 milles des sables d’Olonne.
Ils ont dit :
Karen Leibovici (Benefic)
« Le vent baisse un peu mais la mer est toujours formée. Ca refuse un peu et je fais cap vers les Canaries. J’attends la bascule pour repartir vers les Açores. J’ai eu plus de 40 nœuds dans les rafales et les mouvements du bateau étaient terribles pour mon dos. J’ai préféré rester dans ma bannette. Il faut que ça se termine. Je tiendrai le coup. Je vais ramener le bateau aux Sables d’Olonne. »
Raphaël Dinelli (Akena Verandas)
« Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Derrière le centre de la dépression, le vent est rentré de nord nord est à plus de 35 noeuds. Le bateau tapait terriblement et il m’a semblé plus sage d’affaler la grand voile et de faire route au nord ouest sous tourmentin. La mer était croisée. C’était Verdun ! J’étais en combinaison de survie. Les vagues passaient par dessus le bateau. Le vent devrait mollir cette nuit et je vais essayer de passer au milieu des Açores. Je veux éviter de passer le cap Finisterre dans du nord est. Je fais un peu comme Vincent Riou une grande cuillère par le Nord Ouest. J’espère toujours arriver le week-end du 12 mars. »
Anne Liardet (Roxy)
« Le vent est renté cette nuit, ça a été une nouvelle fois dur dur mais là ça se calme un peu. C´est un temps de grains avec le vent qui passe de 17 à 35 nœuds. Le bateau est parfois sous toilé et du coup il cogne beaucoup. Mais ça va. J´ai renvoyé vers le nord pour dégager la zone du cap Finisterre où il y a beaucoup de vent, j´attends pour demain une bascule au nord, nord/ouest qui devrait me permettre de faire la route vers Les Sables avec une mer moins de face et donc une situation plus confortable. »
A propos de son Tour du Monde : « On m´avait dit que le Vendée Globe c´était 10% de bonheur et 90% de galères. Je ne suis pas d´accord, on a fait une super descente de l´Atlantique au portant, ensuite j´ai subi une seule grosse dépression dans l´Indien et deux dans le Pacifique. La remontée est un peu dure mais globalement, je peux dire quand même que ça a été. Il faut dire que le bateau est fait pour ça et qu´il encaisse super bien.
Avec les conditions météo prévues, une arrivée dimanche est toujours possible, en fin de matinée j´espère ».
Source : Vendée Globe
08:45 Posted in Vendée Globe 2004 | Permalink | Comments (0) | Email this | Tags: Voile, Nautisme





















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