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Tuesday, 08 March 2005
Baisser de rideau dimanche ?
Classement de 15h00 TU (16h00 heure française)
12. Raphaël Dinelli (Akena Vérandas) à 396,1 milles de l’arrivée
13. Karen Leibovici (Benefic) à 404,1milles du 12è
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Onze concurrents arrivés, deux encore en mer, sept abandons
Le rideau pourrait tomber dimanche prochain 13 mars sur la 5ème édition du Vendée Globe. Un Vendée Globe Majuscule, marqué du sceau de la performance, de l’exploit et de l’émotion. Raphaël Dinelli (Akena Verandas) et Karen Leibovici (Benefic) écrivent un dernier acte à l’encre de leur courage et de leur passion. Le Golfe de Gascogne n’aura fait aucune exception depuis l’arrivée des premiers concurrents début février. Il accueille les navigateurs en offrant son jour le plus hideux, vent orienté Nord Est et mer formée, obligeant hommes et machines déjà entamés par 23 000 milles de combat à rallonger la route en multipliant les virements de bord. Raphaël se voit ainsi contraint, après avoir longtemps pointé son étrave vers le nord de la Bretagne, de regarder aujourd’hui vers la côte espagnole ! Karen elle, est bien calée sur la route directe, mais traverse une zone de calme mal pavée. En tout état de cause, l’épilogue se dessine pour les deux navigateurs qui devraient, avec peu d’écart, clore leur périple, dès dimanche prochain.
Raphaël en a marre. Il a déclenché hier soir son virement de bord pour ce qui devait être sa dernière ligne droite vers l’arrivée. Las ! Le centre des hautes pressions recèle de nombreux pièges qui se jouent aujourd’hui du navigateur. Le vent tourne brutalement et dans le mauvais sens; Raphaël qui se refuse à serrer outrancièrement le vent pour ne pas malmener son bateau affiche un cap désastreux vers les côtes espagnoles. Il insiste, multiplie les virements de bord à chaque refus, mais en vain. L’anticyclone ne le lâche pas. La route se rallonge devant les étraves d’Akena Verandas qui cherche plus au sud des vents réguliers. Les 400 milles qui le séparent des Sables, sur la route directe, s’allongent au rythme des virements de bord. Patience, Raphaël, patience…
Karen Leibovici a tout tenté pour rester le plus longtemps possible à l’avant du front froid. Elle a ainsi préservé, malgré la mer démontée, un bon cap et donc une vitesse de rapprochement intéressante. Rattrapée par la zone de vent mollissant, elle en profite pour parer au plus urgent et procéder à de petites réparations de drisses. La mer devrait progressivement s’ordonner tout en restant de secteur Sud Est. A la latitude de Porto, Karen commence à entrevoir la fin de son périple. Moins de 800 milles désormais à parcourir dont une grande partie sur son bord actuel, soit tribord amure. La veille aux cargos est, tant pour Dinelli que pour Benefic plus que jamais de mise. La fatigue et la lassitude sont là, après 120 jours de solitude autour du monde. Le prochain week-end aux Sables marquera pour Karen et Raphaël la fin d’une formidable aventure.
Ils ont dit :
Raphaël Dinelli (Akena Verandas)
« Je suis bien cassé. C’est incroyable ! Je n’ai pas arrêté toute la nuit de multiplier les virements de bord et de changements de voiles. C’est insensé. Le vent tourne dans tous les sens. Il monte à 28 nœuds puis tombe en quelques minutes à 7 ou 8. Dès que je serre le vent, le bateau tape et avec mes étais mous, j’ai peur de tout cassé. Je fais un bord catastrophique vers l’Espagne. Il y a un gros clapot. Et je suis en plein sur l’autoroute des cargos… je vais rester sur ce bord un moment dans l’attente de vents plus réguliers. Mon ETA en prend un coup ».
Anne Liardet (Roxy), en discussion avec Raphaël :
« On t’attend tous ici pour faire une grosse fête. Prends ton mal en patience. Accroche toi. Prends un cap et garde le. Vas te reposer».
Source : Vendée Globe
17:47 Posted in Vendée Globe 2004 | Permalink | Comments (0) | Email this | Tags: Voile, Nautisme





















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